Types de prothèses mammaires

A medical professional's hands holding two different types of breast implants, comparing a clear, smooth implant with an opaque, textured one.

Rédigé par l’équipe éditoriale de Doku Clinic. Relu et validé par le Dr Engin Öcal, chef du service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.

Rondes ou anatomiques, silicone classique ou gel hautement cohésif : quel que soit votre choix, les différents types de prothèses mammaires influenceront votre façon de bouger et de vous sentir dans votre corps pour le restant de votre vie. Dans ce guide 2026, nous passons en revue l’ensemble des matériaux, des formes, des volumes et des surfaces disponibles, en précisant à quelle poitrine chaque option convient le mieux, sans oublier les questions décisives des cicatrices et du positionnement de la prothèse (rétroglandulaire, rétromusculaire ou dual plane).

À retenir :

  • Le volume en cc dépend de la largeur de votre thorax et de l’élasticité de vos tissus.
  • Les prothèses anatomiques créent une pente douce et naturelle, tandis que les prothèses rondes remplissent au maximum le pôle supérieur du sein.
  • Chez les morphologies minces, le positionnement rétromusculaire profond est vivement recommandé : il masque les bords de l’implant.

L’anatomie d’une prothèse mammaire

A close-up view showing breast implant anatomy, featuring a clear, round silicone gel implant resting on a light blue medical drape.

Avant d’entrer dans le détail des types de prothèses mammaires, rappelons que chacune d’entre elles se compose de deux éléments : l’enveloppe et le contenu.

  1. L’enveloppe extérieure : un élastomère de silicone, conçu pour être assez souple afin d’offrir un toucher naturel, et assez résistant pour prévenir les ruptures. En 2026, elle est fabriquée en plusieurs couches superposées.
  2. Le remplissage intérieur : c’est lui qui détermine le poids, le mouvement et le toucher de la prothèse. Les patientes choisissent généralement entre du sérum physiologique et du gel de silicone.
Caractéristique Remplissage salin Remplissage silicone
Matériau sérum physiologique stérile gel de silicone réticulé
Consistance plus ferme, proche d’un ballon d’eau très proche du tissu mammaire naturel

Les 2 types de prothèses mammaires selon le matériau

A side-by-side visual comparison of saline vs silicone breast implants, showing a stack of three opaque white implants on the left next to a clear, transparent implant resting on an opaque base on the right, all set against a blue background.

Le contenu de la prothèse détermine son toucher. Deux grandes familles dominent aujourd’hui la chirurgie d’augmentation mammaire.

1. Les prothèses en silicone

Depuis des décennies, les prothèses en silicone restent la référence pour un rendu et un toucher naturels. Le gel visqueux reproduit la densité et le rebond de la glande mammaire. Grâce à ce mimétisme, les implants en silicone sont également bien moins sujets au rippling, ces vaguelettes visibles sous la peau. En revanche, comme ils sont préremplis, ils exigent une incision plus longue que les prothèses salines.

Les prothèses gummy bear

Les prothèses gummy bear sont remplies d’un silicone hautement cohésif à mémoire de forme. Si vous en coupiez une en deux, le gel resterait solidaire et conserverait sa forme, un peu comme un bonbon gélifié, d’où leur surnom. Cette stabilité leur permet de conserver leur projection pendant des décennies et de résister à la gravité.

2. Les prothèses salines

Les prothèses salines sont remplies de sérum physiologique stérile. Contrairement au silicone, elles sont insérées vides puis gonflées pendant l’opération. Cela autorise des incisions plus petites et des cicatrices moins visibles. En cas de rupture, le sérum est naturellement résorbé par l’organisme.

Les 2 formes de prothèses mammaires

An illustration comparing round vs teardrop implants, showing a perfectly symmetrical round implant on the left next to a sloped, bottom-heavy teardrop implant on the right.

Une fois le matériau choisi vient la question de la forme. C’est elle qui déterminera la façon dont vos vêtements tomberont et la courbe de votre silhouette.

1. Les prothèses rondes

Les prothèses rondes donnent le résultat le plus spectaculaire. Le chirurgien doit toutefois mesurer précisément la largeur de votre thorax : mal calibrée, une prothèse ronde paraît immédiatement disproportionnée, voire artificielle. Autre avantage : elles ne peuvent pas se retrouver mal orientées. Même si elles pivotent au fil des années, le résultat reste rigoureusement identique.

2. Les prothèses anatomiques (en forme de goutte)

Si votre priorité est un résultat indétectable, les prothèses anatomiques offrent le rendu le plus naturel. Elles concentrent davantage de volume dans leur partie basse, exactement comme la pente d’un sein naturel. Elles sont par ailleurs remplies de silicone « gummy bear » à mémoire de forme, si bien que leur galbe se maintient pendant des décennies.

Volume et projection des prothèses mammaires

A visual guide to breast implant sizes and profiles, displaying four white implants labeled moderate, moderate plus, high, and ultra-high against a blue background.

Le volume des prothèses mammaires s’exprime en centimètres cubes (cc). Ce qui compte en chirurgie mammaire, toutefois, ce n’est pas tant la taille que les proportions du corps. Une prothèse de 350 cc aura un rendu radicalement différent chez une patiente grande et carrée d’épaules et chez une morphologie menue.

L’élasticité des tissus dans le choix du volume

Même le volume et le profil les mieux calculés échouent si votre corps ne peut pas les supporter. L’élasticité de votre peau et l’épaisseur de votre tissu mammaire constituent les fondations de toute l’intervention. Exiger un volume qui dépasse vos limites biologiques, c’est s’exposer à un amincissement marqué de la peau, à un rippling visible et à un relâchement prématuré.

Les volumes de prothèses en cc

Il n’existe aucune conversion fixe entre centimètres cubes et bonnets de soutien-gorge. Une prothèse de 300 cc sur une base thoracique de 11 cm donnera un C bien rempli, alors que ces mêmes 300 cc sur une base de 14 cm se noieront dans les tissus et atteindront à peine un B. Les fabricants introduisent eux aussi des écarts : deux prothèses de volume identique peuvent rendre différemment selon leur profil et leur enveloppe. Utilisez le tableau ci-dessous comme repère pour une patiente de corpulence moyenne, puis laissez votre chirurgien confirmer à partir de la mesure réelle de votre base mammaire.

Volume Rendu obtenu Généralement recommandé pour
150–200 cc changement à peine perceptible morphologies menues, seins vidés après l’allaitement
200–250 cc environ un bonnet de plus thorax étroits, tissus fins
250–300 cc la fourchette la plus demandée en France et en Europe largeur thoracique moyenne (base de 12 à 13 cm)
300–350 cc environ deux bonnets sur une silhouette moyenne bonne élasticité cutanée
350–400 cc soutiens-gorge et hauts sont généralement à renouveler thorax plus larges ou tissus épais
400–450 cc augmentation nettement visible bases larges (à partir de 13,5 cm) avec une couverture tissulaire suffisante
450–550 cc le poids de la prothèse commence à peser sur la tenue de la peau patientes grandes ou carrées d’épaules à la peau très tonique
550 cc et plus projection maximale, rarement proportionnée réservé aux thorax très larges ou aux reprises chirurgicales

Projection basse, modérée et haute

Le profil d’une prothèse joue un rôle majeur dans la perception de son volume : il détermine à quelle distance la prothèse projette vers l’avant depuis la paroi thoracique.

  • Les prothèses à profil bas ont une base plus large et restent plus plaquées contre le thorax.
  • Les prothèses à profil haut ont une base plus étroite mais projettent davantage vers l’avant.
  • Les profils modérés se situent confortablement entre les deux et constituent le compromis le plus polyvalent.

Prothèses lisses ou texturées : la question de la surface

Choisir entre une enveloppe parfaitement lisse et un revêtement rugueux, comparable à du papier de verre, n’a rien d’anodin. La surface conditionne la façon dont la prothèse interagit avec les tissus environnants, et donc la stabilité de votre résultat sur le long terme.

Les prothèses lisses

Les prothèses lisses constituent aujourd’hui le standard incontesté et offrent le mouvement le plus souple et le plus naturel qui soit. L’enveloppe étant totalement dépourvue de friction, la prothèse bouge librement et reproduit le rebond du tissu mammaire.

Les prothèses texturées

Les prothèses texturées présentent une surface rugueuse à laquelle les tissus adhèrent. Cette accroche empêche toute rotation, ce qui en fait la solution idéale pour les prothèses anatomiques.

Cicatrices et positionnement chirurgical

En chirurgie d’augmentation mammaire, impossible de faire l’impasse sur les voies d’abord, les cicatrices qui en résultent et le positionnement de la prothèse. Certains types de prothèses mammaires ne sont en effet compatibles qu’avec une incision précise ou une loge particulière, qu’elle soit rétroglandulaire, rétromusculaire ou dual plane.

Rétromusculaire ou rétroglandulaire ?

Placer la prothèse directement au-dessus du muscle pectoral correspond au positionnement rétroglandulaire. Il permet une récupération plus rapide, mais expose l’implant à un rippling nettement plus visible.

À l’inverse, le positionnement rétromusculaire glisse le dispositif partiellement ou totalement sous le muscle pectoral. Cette couverture naturelle dissimule les bords de l’enveloppe en silicone et garantit un galbe fluide, qui vieillit remarquablement bien.

La technique du dual plane

La grande innovation de l’augmentation mammaire moderne est la technique du dual plane. Cette intervention avancée place la moitié supérieure de la prothèse sous le muscle pectoral, tandis que la moitié inférieure repose sous le tissu glandulaire.

Réaliser une augmentation mammaire dual plane irréprochable exige des connaissances exceptionnelles et des années de formation spécialisée. Des chirurgiens comme le Dr Engin Öcal, à la Doku Clinic, privilégient cette méthode pour offrir un soutien maximal et réduire le risque de relâchement mammaire à long terme.

Comment le choix de la prothèse dicte l’incision

Si votre priorité absolue est d’avoir la plus petite cicatrice possible, vous faites peut-être partie de cette minorité de patientes qui optent pour le sérum physiologique plutôt que le silicone. La raison est simple :

  • Les prothèses en silicone sont préremplies et nécessitent donc une incision plus grande, généralement dissimulée dans le sillon sous-mammaire, le pli naturel sous le sein.
  • Les prothèses salines sont introduites vides, à la manière d’un ballon dégonflé. Le chirurgien peut ainsi se contenter d’une toute petite incision et ne remplit la prothèse de sérum physiologique stérile qu’une fois celle-ci en place.

Combien coûte une augmentation mammaire ?

Le prix dépend beaucoup moins de la prothèse que du pays où l’on opère. Anesthésie, frais de clinique, implants, brassière de contention et consultations de suivi sont le plus souvent ajoutés dans un second temps, et la facture finale peut dépasser de 40 % le premier chiffre annoncé. Rappelons également qu’en France comme en Belgique, une augmentation mammaire purement esthétique n’est ni remboursée par l’Assurance maladie ni exonérée de TVA.

Pays Coût total constaté (2026)
France 4 500 – 8 000 €
Belgique 4 500 – 7 500 €
Suisse 9 100 – 13 900 € (8 500 – 13 000 CHF)
Luxembourg 5 500 – 9 000 €
Tunisie 2 200 – 3 500 € (tout compris)
Turquie 3 000 – 5 500 € (tout compris)

Taux de change au 25 août 2026 : 1 CHF ≈ 1,07 €.

Istanbul concentre l’une des plus fortes densités de cliniques de chirurgie plastique au monde, et le volume d’interventions réalisées y maintient un coût par patiente très bas. Les cliniques turques proposent en outre des forfaits tout compris couvrant les prothèses, le séjour hospitalier, l’hôtel, les transferts et les contrôles postopératoires.

Quelle est la durée de vie des prothèses mammaires ?

Les prothèses ne sont pas des dispositifs à vie, mais elles n’ont pas non plus de date de péremption : on les remplace lorsque quelque chose change. Le chiffre communément avancé est de 10 à 15 ans ; dans la pratique, les prothèses en gel cohésif dépassent souvent les vingt ans.

Les motifs de remplacement se répartissent en deux catégories :

  • Liés à la prothèse : rupture de l’enveloppe, coque (contracture capsulaire), rotation d’une prothèse anatomique texturée ou malposition.
  • Liés à la patiente : grossesse, variation de poids importante, descente naturelle des tissus avec l’âge, ou simple envie d’un autre volume.

La chirurgie de reprise mammaire

On appelle reprise toute seconde intervention pratiquée sur un sein déjà porteur d’une prothèse. Environ une patiente sur cinq y a recours un jour ou l’autre. Il s’agit d’une étape normale du parcours d’augmentation mammaire, et non du signe qu’un problème est survenu.

Le geste chirurgical dépend de la situation à corriger :

  • Changement de prothèse : l’ancien implant est retiré et remplacé par la cicatrice existante.
  • Capsulectomie : la capsule de tissu cicatriciel est retirée, partiellement ou totalement, le plus souvent en cas de coque.
  • Changement de loge : la prothèse passe d’une position rétroglandulaire à une position rétromusculaire ou dual plane, afin de gagner en couverture tissulaire.
  • Reprise avec mastopexie : un lifting est associé lorsque le relâchement cutané a dépassé la capacité de soutien de la prothèse.
  • Explantation : retrait sans remplacement, avec ou sans lifting.

Techniquement, une reprise est plus difficile que la première opération : l’anatomie a été modifiée, la vascularisation diffère et le tissu cicatriciel complique la dissection. Les tarifs s’en ressentent et dépassent ceux d’une augmentation primaire.

L’augmentation mammaire par lipofilling

Lors d’une augmentation mammaire par lipofilling, la graisse est prélevée par liposuccion sur d’autres zones du corps : l’intervention est donc aussi un geste de remodelage de la silhouette. Ce transfert de graisse autologue peut être réalisé à partir du ventre, des cuisses ou des hanches, et se combiner avec des prothèses mammaires dans ce que l’on appelle une augmentation hybride.

Point important : 30 à 40 % de la graisse transférée est résorbée au cours de la première année. Les patientes qui souhaitent gagner deux bonnets ou plus ont généralement besoin de plusieurs séances si le lipofilling n’est pas associé à des prothèses.

FAQ

Combien de temps durent réellement les prothèses mammaires ?

Les prothèses modernes n’expirent pas, mais elles ne sont pas non plus garanties à vie. La plupart doivent être remplacées entre 10 et 15 ans. Les prothèses gummy bear haut de gamme de 5e génération conservent toutefois une intégrité structurelle irréprochable bien au-delà de vingt ans, sauf complication clinique.

Quel type de prothèse donne le rendu le plus naturel ?

Les prothèses anatomiques placées sous le muscle offrent la pente la plus authentique. Chez les patientes disposant d’un tissu mammaire suffisant, les prothèses rondes lisses en silicone en position dual plane donnent également des résultats spectaculaires et indétectables, à condition d’être parfaitement adaptées à la largeur du thorax.

Peut-on prendre l’avion après une augmentation mammaire ?

Oui, voler est parfaitement sans danger. Les variations de pression en cabine ne risquent en aucun cas de faire éclater vos prothèses. Il faut toutefois patienter 5 à 7 jours à Istanbul après l’opération, le temps d’assurer une bonne cicatrisation et de permettre à l’équipe chirurgicale de la Doku Clinic de délivrer l’autorisation médicale définitive.

Silicone ou sérum physiologique : que choisir ?

Les prothèses en gel de silicone sont unanimement préférées par les meilleurs chirurgiens pour leur toucher et leur galbe véritablement naturels. Les prothèses salines exigent des incisions plus petites et signalent immédiatement une rupture, mais le silicone hautement cohésif évite le rippling visible et imite bien plus efficacement le tissu glandulaire.

Les prothèses gênent-elles la mammographie ?

Non, mais elles imposent des techniques d’imagerie spécifiques. Vous devez impérativement prévenir votre radiologue en amont, y compris dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein. Un positionnement rétromusculaire facilite l’examen. Les manipulateurs réalisent des incidences de refoulement (manœuvre d’Eklund) afin de repousser la prothèse vers l’arrière et de ramener le tissu mammaire vers l’avant, pour un dépistage fiable.

Qu’est-ce que la coque et comment l’éviter ?

Il s’agit d’un durcissement douloureux et anormal du tissu cicatriciel autour de la prothèse. Vous réduisez considérablement ce risque en choisissant des prothèses lisses, en optant pour un positionnement rétromusculaire et en suivant scrupuleusement les protocoles de massage postopératoire fournis par votre équipe chirurgicale.

Les prothèses mammaires empêchent-elles d’allaiter ?

La plupart des femmes allaitent sans difficulté après une augmentation mammaire, même si un risque léger subsiste. L’incision sous-mammaire est celle qui préserve le mieux les canaux galactophores. Évitez la voie périaréolaire, autour du mamelon, afin de maximiser vos chances de produire du lait sans entrave par la suite.

Sources

  • ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery) : données mondiales annuelles sur le nombre d’interventions et sur les normes obligatoires d’assurance des complications.
  • SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique) : études cliniques au long cours sur la durabilité du gel de silicone et les taux de contracture capsulaire.
  • ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) : recommandations de sécurité 2026 relatives aux surfaces des implants et à l’homologation des biomatériaux.