Implants mammaires en silicone : le guide complet des types, de l’opération et des résultats
Dernière mise à jour :27 août 2026
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Rédigé par l’équipe éditoriale de la Doku Clinic. Relu et validé par le Dr Engin Öcal, chirurgien responsable en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.
Les implants mammaires en silicone donnent aujourd’hui des résultats que l’œil et la main distinguent à peine d’un sein naturel. Il en existe plusieurs formes, volumes et surfaces : nous vous les présentons une à une, avec les avantages de chacune. Les implants sont le cœur de ce guide, mais nous allons plus loin. Comprendre le déroulé d’une augmentation mammaire, savoir vérifier que les implants sont certifiés et issus des meilleures marques mondiales, connaître les bases de la sécurité médicale : c’est ainsi que l’on fait le bon choix.
L’essentiel à retenir :
- Chaque implant certifié est livré avec ses numéros de série, une garantie à vie et une carte d’implant.
- Les implants en gel cohésif, surnommés « gummy bear », ont nettement réduit le risque de ruptures silencieuses et de fuite de silicone.
- Largeur du thorax, élasticité de la peau et volume glandulaire existant déterminent les implants réellement accessibles.
- Les implants en silicone ne durent pas éternellement : IRM de contrôle régulières et remplacement à terme font partie de la pratique courante.
Quels types d’implants mammaires en silicone existe-t-il ?
Comme nous l’avons dit, les implants en silicone se déclinent en de nombreuses versions : cohésivité du gel, forme, surface et profil varient d’un modèle à l’autre. Voici les principales catégories, avec les détails qui comptent.
1. Les implants en gel cohésif, dits « gummy bear »
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Les implants en gel cohésif constituent la plus grande avancée de la chirurgie esthétique mammaire de ces vingt dernières années. Ils sont composés d’un gel épais et stable dans sa forme : le silicone conserve son galbe et reste en place, sans danger, même si l’enveloppe se rompt. C’est cette consistance qui leur a valu le surnom d’implants « gummy bear », les bonbons gélifiés.
- La technologie du gel cohésif permet d’obtenir une forme en goutte remarquablement naturelle.
- Elle offre aussi au chirurgien une précision accrue, pour un résultat qui reste harmonieux dans la durée.
2. Implant rond ou anatomique en forme de goutte ?

La forme détermine l’endroit où le volume se place. Un implant rond le répartit uniformément au-dessus et au-dessous du mamelon, un implant anatomique le concentre dans le pôle inférieur.
- Les implants ronds offrent davantage de projection dans le pôle supérieur et ne présentent aucun risque de rotation, mais leur rendu est moins naturel que celui de la goutte.
- Les implants anatomiques comportent plus de volume dans le pôle inférieur que dans le supérieur et reproduisent la pente naturelle du sein. Ils exigent une loge plus ajustée et une surface texturée.
3. Surface lisse ou texturée ?

La surface détermine comment l’implant interagit avec la capsule que le corps forme autour de lui.
- Les implants en silicone à surface lisse se déplacent librement dans la loge et sont de loin les plus utilisés aujourd’hui.
- Micro et nanotexturés : conçus pour limiter les rotations et la formation de la capsule.
- Macrotexturés : retirés de plusieurs marchés après la mise en évidence d’un lien avec le LAGC-AIM (BIA-ALCL).
4. Profil et projection

Deux implants de volume identique peuvent donner des résultats très différents. Un implant de 300 cc à profil bas s’étale sur une base plus large, un implant de 300 cc à profil haut repose sur une base plus étroite et projette davantage vers l’avant. C’est la largeur de votre thorax qui détermine le profil anatomiquement envisageable.
Où se situe l’incision pour un implant en silicone ?
La voie d’abord détermine l’emplacement de la cicatrice. Pour les implants en gel cohésif, préremplis, la voie sous-mammaire est la référence : la cicatrice se loge dans le sillon naturel sous le sein, masquée par le sein lui-même.
- Sous-mammaire : l’incision la plus fiable pour les implants en silicone. Elle offre au chirurgien une visibilité maximale et un positionnement au millimètre.
- Périaréolaire : au bord inférieur de l’aréole. La cicatrice se fond dans la limite du pigment, mais l’incision traverse le tissu glandulaire et expose davantage aux troubles de la sensibilité et à la contamination bactérienne.
- Axillaire : par l’aisselle. Aucune cicatrice sur le sein, mais le contrôle de la loge reste indirect et les reprises imposent presque toujours une seconde incision ailleurs.
- Ombilicale (TUBA) : par le nombril. Possible uniquement avec des implants salins, remplis après l’insertion. Exclu pour les implants en silicone préremplis.
Devant ou derrière le muscle ? Le positionnement de l’implant
Le plan de pose dépend du tissu naturel disponible pour recouvrir l’implant. Les patientes minces ont besoin du muscle pour en dissimuler les bords, celles qui ont plus de glande bénéficient d’une plus grande liberté.
Dans la plupart des cas, la technique du dual plane offre le meilleur équilibre : le muscle couvre le pôle supérieur, le pôle inférieur reste libre et l’implant peut se placer en dessinant une pente naturelle.
- Prémusculaire (rétroglandulaire) : devant le muscle. Convalescence plus courte, mais bords de l’implant et rippling plus visibles chez les patientes minces.
- Rétromusculaire : réduit au minimum le rippling visible, abaisse le risque de coque et garantit un galbe souple et harmonieux.
- Dual plane : muscle sur le pôle supérieur, glande sur le pôle inférieur. C’est le choix le plus fréquent avec les implants en gel cohésif.
- Sous-fascial : sous le fascia qui recouvre le muscle. Un entre-deux, avec une couverture légèrement supérieure au plan rétroglandulaire, sans sectionner le muscle.
Sérum physiologique ou silicone ?
Les patientes à la poitrine peu développée constatent souvent que les implants salins plissent ou font artificiels. C’est précisément la morphologie pour laquelle les implants mammaires en silicone prennent tout leur sens.
- Les implants salins sont remplis de sérum physiologique stérile et demandent une incision plus courte, mais ils retrouvent rarement le toucher naturel du silicone.
- Les implants en silicone modernes sont préremplis de gel cohésif et offrent une texture plus souple, très proche du vivant. En contrepartie, l’incision est un peu plus longue.
| Critère | Implants salins | Implants en silicone (gel cohésif) |
| Texture et toucher | plus fermes, parfois légèrement artificiels | très naturels, proches du vrai tissu mammaire |
| Longueur de l’incision | plus courte (remplissage pendant l’opération) | légèrement plus longue (implants préremplis) |
| Détection d’une rupture | visible immédiatement, le sein se dégonfle vite | IRM nécessaire (ruptures silencieuses) |
| Risque de rippling | plus élevé, surtout chez les patientes très minces | nettement plus faible, rendu plus lisse |
| Budget | coût initial généralement inférieur | investissement plus élevé, mais tenue esthétique supérieure |
Comment se déroule une augmentation mammaire par implants ?
À la Doku Clinic, le Dr Serkan Aygin et le Dr Engin Öcal ont établi des protocoles médicaux qui analysent la paroi thoracique, l’élasticité cutanée, les asymétries et le volume mammaire. C’est ce bilan préalable qui permet d’anticiper le comportement d’un implant en silicone dans votre corps.
Le bilan préopératoire
Toute augmentation mammaire commence par l’analyse de votre morphologie, de vos antécédents médicaux et des motivations derrière votre décision. Pour être opérées, les patientes doivent être en bonne santé physique et psychique. À partir d’un bilan sanguin complet, d’un électrocardiogramme et d’une imagerie 3D, le Dr Engin Öcal établit le plan opératoire.
Notre check-list préopératoire comprend :
- bilan sanguin et bilan de coagulation
- échographie mammaire
- mammographie de référence
- simulation 3D pour visualiser les différents profils et projections
- information sur l’anesthésie et le jeûne préopératoire
L’opération étape par étape
L’augmentation mammaire se déroule sous anesthésie générale et dure entre 60 et 90 minutes pour une première intervention. Voici le déroulé chirurgical tel que le pratique le Dr Engin Öcal à la Doku Clinic :
- Le dessin préopératoire : réalisé debout, avant l’anesthésie. Le chirurgien trace la ligne médiane, le sillon existant et la position prévue du nouveau sillon.
- L’anesthésie : anesthésie générale administrée par le médecin anesthésiste, avec une surveillance continue pendant toute l’intervention.
- L’incision : une incision de 4 à 5 cm dans le sillon sous-mammaire, calibrée pour laisser passer l’implant prérempli sans déformer le gel.
- La création de la loge : le chirurgien libère le plan tissulaire choisi lors de la planification et en contrôle précisément les limites, pour que l’implant reste centré derrière le mamelon.
- L’hémostase : chaque point de saignement est fermé avant l’entrée de l’implant. Le sang dans la loge est un facteur déclenchant connu de la coque.
- Le test des sizers : des implants d’essai temporaires confirment le volume et la symétrie avant l’ouverture de l’implant définitif.
- La pose de l’implant : réalisée selon le protocole no-touch à l’aide d’un entonnoir, avec changement de gants et irrigation antibiotique de la loge.
- Le contrôle de la symétrie : vous êtes placée en position assise afin de vérifier la hauteur du sillon, la projection et la position des mamelons des deux côtés.
- La fermeture : l’incision est refermée plan par plan avec des fils résorbables. Les drains ne sont pas systématiques lors d’une première augmentation.
- Le pansement : bandes adhésives et soutien-gorge de contention sont mis en place avant le réveil, pour soutenir les implants dès la première heure.
Combien coûte une augmentation mammaire par implants ?
En France, une augmentation mammaire coûte généralement entre 5 000 et 8 000 €, un peu moins en Belgique et bien davantage en Suisse romande. L’Assurance maladie ne prend pas en charge une intervention purement esthétique : la facture reste intégralement à votre charge.
Les implants certifiés Mentor et Motiva reviennent en revanche à partir de 3 850 € environ en Turquie, dans des établissements d’excellence comme la Doku Clinic. Ce sont exactement les mêmes implants, vérifiables grâce à leurs codes d’identification, posés par certains des chirurgiens les plus expérimentés au monde, qui opèrent chaque jour des patientes venues du monde entier.
| Pays | Coût total habituel | Généralement inclus |
| France | 5 000 – 8 000 € | honoraires du chirurgien, anesthésie |
| Belgique | 4 500 – 7 000 € | chirurgien, clinique, anesthésie |
| Suisse romande | 10 000 – 16 000 € (CHF 9 200 – 14 700) | chirurgien, clinique, une nuit d’hospitalisation |
| Turquie (Doku Clinic) | à partir de 3 850 € | implants certifiés Mentor ou Motiva, chirurgien, anesthésie, hospitalisation, vêtements de contention, transferts, hébergement et suivi |
Convalescence et résultats
Au réveil, il est normal de connaître des variations d’humeur ou de l’anxiété. Votre corps réagit à l’anesthésie, au traumatisme chirurgical et s’adapte à la présence des implants en silicone. Le savoir permet de se concentrer sur la guérison.
Les 48 premières heures
Attendez-vous à un œdème important, une gêne modérée et une forte sensation de pression, surtout en cas de pose rétromusculaire. Cela fait partie du processus normal de cicatrisation et un traitement antidouleur vous sera prescrit pour passer ce cap.
La première semaine
La gêne culmine au deuxième ou troisième jour, puis diminue régulièrement. La plupart des patientes arrêtent les antalgiques sur ordonnance à la fin de la semaine et se contentent ensuite de paracétamol.
- Dormez sur le dos, le buste surélevé d’environ 30 degrés.
- Gardez le soutien-gorge de contention en permanence, y compris la nuit.
- Marchez un peu dès le premier jour pour réduire le risque de thrombose.
- Ne levez pas les bras au-dessus des épaules et ne portez rien de plus de 2 kg.
- Le travail de bureau est généralement possible à partir du cinquième ou septième jour.
- Bleus, sensation de tension et brûlure le long de l’incision sont tout à fait attendus.
Du premier au troisième mois
C’est la période où les implants deviennent vraiment les vôtres. À mesure que le muscle pectoral se détend et que les tissus se relâchent, les implants descendent dans la loge et le pôle supérieur s’assouplit : c’est le fameux drop and fluff.
- Semaines 2 à 4 : l’œdème diminue nettement et les seins commencent à s’assouplir.
- Semaines 4 à 6 : la plupart des patientes reprennent une activité cardio légère.
- Semaines 6 à 8 : les exercices du buste et du haut du corps sont en général de nouveau possibles.
- La sensibilité des mamelons peut osciller entre engourdissement et hypersensibilité pendant toute cette phase.
- Les soins de la cicatrice commencent une fois l’incision totalement refermée, en général la troisième ou la quatrième semaine.
- Les contrôles de cette période permettent de repérer les petites complications avant qu’elles ne s’aggravent.
Le résultat définitif
La forme définitive apparaît entre le troisième et le sixième mois, et la cicatrice continue de s’estomper jusqu’à dix-huit mois. Juger son résultat avant le troisième mois, c’est juger un œdème, pas un sein.
- Position finale, souplesse et symétrie se stabilisent au bout de six mois.
- Les cicatrices passent du rouge au blanc en douze à dix-huit mois.
- Une légère asymétrie est normale : deux seins ne sont jamais identiques, ni avant ni après l’opération.
- Votre carte d’implant, avec la marque et les numéros de série, doit être conservée à vie.
- Une imagerie de référence est programmée pour disposer d’un point de comparaison lors des contrôles futurs.
Suivi à long terme et remplacement des implants
Une reprise chirurgicale finira par s’imposer : fuite de silicone, coque ou simple envie de changer de volume. La réalité est la suivante : tous les implants en silicone sont des dispositifs temporaires, appelés à être remplacés ou retirés.
Avec les années, le risque de défaillance augmente naturellement. Les autorités médicales internationales recommandent fermement de programmer une IRM haute résolution ou une échographie spécialisée tous les 2 à 3 ans une fois le cap des 5 ans franchi.
FAQ
Combien de temps durent les implants mammaires en silicone ?
Les implants mammaires en silicone ne sont pas des dispositifs à vie. Ils durent généralement de 10 à 15 ans. Vous devez programmer une IRM de contrôle tous les 2 à 3 ans afin de dépister les ruptures silencieuses et anticiper un remplacement ou une reprise chirurgicale.
Les implants en gel cohésif (« gummy bear ») sont-ils sûrs ?
Oui, les implants en gel cohésif sont considérés comme très sûrs et portent le marquage CE au titre du règlement européen sur les dispositifs médicaux (MDR). Leur gel épais et stable empêche toute fuite de silicone liquide même si l’enveloppe externe se rompt, ce qui réduit fortement le risque de diffusion silencieuse.
L’opération laisse-t-elle des cicatrices visibles ?
Une cicatrice minime est inévitable, mais les meilleurs chirurgiens savent la dissimuler. Grâce à l’incision sous-mammaire, cachée directement dans le sillon naturel du sein, la fine cicatrice devient quasiment invisible une fois complètement cicatrisée et estompée.
Puis-je allaiter avec des implants en silicone ?
La plupart des femmes allaitent sans difficulté après une augmentation mammaire. Le choix d’une pose rétromusculaire et d’une incision sous-mammaire limite au maximum le traumatisme des canaux galactophores et du tissu glandulaire, et préserve votre capacité naturelle à allaiter.
Références et sources médicales
- ANSM, Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé : surveillance des implants mammaires, matériovigilance et profils de sécurité des prothèses en silicone.
- SOFCPRE, Société française de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique : recommandations sur l’augmentation mammaire, taux de coque, Breast Implant Illness (BII) et durée de convalescence.
- ISAPS, International Society of Aesthetic Plastic Surgery : données mondiales sur la sécurité de l’augmentation mammaire, les volumes opératoires et les standards internationaux.
- EBOPRAS, European Board of Plastic Reconstructive and Aesthetic Surgery : normes de sécurité de référence pour les technologies à gel cohésif et exigences des établissements accrédités.
- AFMPS et Swissmedic : surveillance des dispositifs médicaux et alertes de sécurité pour les patientes de Belgique et de Suisse romande.


