Augmentation mammaire transaxillaire : des prothèses posées par l’aisselle, sans cicatrice sur le sein

Augmentation mammaire transaxillaire : des prothèses posées par l'aisselle, sans cicatrice sur le sein

Par la rédaction de Doku Clinic | Validation médicale : Dr Engin Öcal

L’augmentation mammaire transaxillaire est une chirurgie plastique de haute précision : les prothèses sont introduites directement par le creux de l’aisselle, laissant la poitrine totalement dépourvue de cicatrice. Aussi séduisante que soit l’idée d’une cicatrice invisible, cette technique exige une réelle maîtrise chirurgicale, un matériel endoscopique adapté et des normes de sécurité strictes pour prévenir toute complication sérieuse.

L’essentiel à retenir :

  • Avec l’augmentation mammaire par l’aisselle, toute trace de l’intervention disparaît dans les plis naturels du creux axillaire
  • Le guidage par caméra vidéo HD est indispensable pour limiter les saignements internes
  • Le prix d’une augmentation mammaire par l’aisselle se situe entre 4 000 € et plus de 10 500 €
  • Vérifiez toujours les qualifications du chirurgien (ISAPS, EBOPRAS) et assurez-vous de votre couverture avant l’intervention

Qu’est-ce que l’augmentation mammaire transaxillaire ?

C’est une chirurgie esthétique du sein qui permet de poser des prothèses sans laisser la moindre cicatrice sur le décolleté. Contrairement aux méthodes traditionnelles, l’implant chemine par une petite ouverture pratiquée dans l’aisselle.

Pour celles qu’une cicatrice définitive inquiète, l’augmentation mammaire par l’aisselle est la réponse la plus convaincante : l’incision évolue vers un discret pli cutané d’aspect naturel sous le bras, totalement invisible en maillot de bain, en débardeur ou en lingerie.

Comment les prothèses sont posées en passant par l’aisselle

Cette voie suppose une connaissance approfondie de l’anatomie : le chirurgien travaille depuis un point d’entrée éloigné pour positionner l’implant à plusieurs centimètres de là :

  1. Une incision précise de 2,5 à 3,5 cm est pratiquée dans un pli du creux axillaire.
  2. Le chirurgien crée un tunnel sous la peau et le fascia, parallèlement à la paroi thoracique.
  3. Les fibres du grand pectoral sont soulevées avec délicatesse pour créer la loge qui accueillera la prothèse en silicone ou en sérum physiologique.
  4. L’ensemble du geste évite totalement les canaux galactophores, la glande mammaire et la plaque aréolo-mamelonnaire.

Voie transaxillaire et incisions classiques : le comparatif

Augmentation mammaire transaxillaire : des prothèses posées par l'aisselle, sans cicatrice sur le sein

L’augmentation mammaire classique aborde le thorax par le sillon sous-mammaire ou le pourtour de l’aréole. La voie transaxillaire, elle, conduit la prothèse jusqu’à sa loge sans jamais traverser le tissu mammaire.

Transaxillaire Sous-mammaire Péri-aréolaire
Incision Dissimulée dans un pli naturel du creux axillaire Dans le sillon sous le sein Le long du bord inférieur de l’aréole
Contact avec les tissus Aucun contact direct avec le tissu mammaire ni la glande Contact minime (sous le sillon mammaire) Section directe du tissu et de la glande mammaire
Risque pour la sensibilité du mamelon Extrêmement faible (< 1 %) Faible (< 2 %) Modéré à élevé (5 à 10 %)
Capacité d’allaitement Préservée à 100 % Préservée Risque de lésion des canaux
Visibilité de la cicatrice Totalement invisible sur le sein Cicatrice discrète visible dans le sillon sous-mammaire Cicatrice discrète visible autour du mamelon
Difficulté technique Élevée Standard Standard

À qui s’adresse l’augmentation mammaire par l’aisselle ?

Toutes les patientes ne peuvent pas en bénéficier. La prothèse étant acheminée de l’aisselle jusqu’à la loge mammaire, certains critères déterminent votre éligibilité.

Élasticité cutanée, tissu mammaire et structure musculaire

Lors de la consultation, le chirurgien plasticien qualifié évalue votre anatomie pour garantir un positionnement sûr et un résultat naturel :

  • La technique transaxillaire est idéale en cas de ptôse mammaire de grade 0 ou I
  • Une épaisseur cutanée et une densité musculaire suffisantes sont nécessaires
  • Les meilleures candidates sont les femmes opérées pour la première fois (mammoplastie primaire)
  • Les patientes sujettes aux chéloïdes ou cicatrices hypertrophiques y trouvent aussi une solution adaptée

Quand faut-il écarter la voie transaxillaire ?

Certaines situations rendent toutefois la voie axillaire peu indiquée :

  • Relâchement important de la poitrine (ptôse de grade II ou III)
  • Reprise chirurgicale ou changement de prothèses
  • Antécédent de curage ganglionnaire axillaire

L’intervention étape par étape

Poser une prothèse par l’aisselle exige une habileté exceptionnelle et des instruments spécifiques (endoscopie). Le chirurgien ne voyant pas la loge à l’œil nu, les standards actuels imposent un équipement vidéo de pointe.

Le guidage par caméra HD est incontournable

Autrefois, la voie transaxillaire se pratiquait par dissection mousse « à l’aveugle », au prix d’un risque accru d’asymétrie et de saignement interne. Aujourd’hui, le guidage endoscopique haute définition a révolutionné la sécurité des patientes:

  • Le chirurgien introduit dans le tunnel axillaire une caméra miniaturisée qui projette sur écran l’image des nerfs, des vaisseaux et du muscle.
  • La vision directe permet de coaguler en temps réel les plus petits vaisseaux, réduisant saignements et hématomes postopératoires.
  • La caméra garantit deux loges sculptées à profondeur et limites identiques, gage d’un résultat symétrique.

Position dual plane ou rétroglandulaire ?

À la Doku Clinic, nous recommandons généralement le dual plane, qui donne à la poitrine une courbe naturelle et un toucher souple :

  • Position dual plane : les deux tiers supérieurs de la prothèse se logent sous le grand pectoral, le pôle inférieur restant directement derrière le tissu mammaire.
  • Position rétroglandulaire : la prothèse est placée entièrement au-dessus du muscle. Techniquement plus simple, elle expose davantage au risque de contours visibles chez les patientes minces, et reste moins fréquente par voie axillaire.

La technique du Keller Funnel

Le Keller Funnel® a également transformé la façon d’introduire les prothèses en silicone :

  • La prothèse glisse du manchon stérile directement dans la loge, sans toucher la peau de la patiente.
  • L’entonnoir permet de faire passer des prothèses en gel hautement cohésif par une incision plus courte (souvent inférieure à 3 cm).
  • La technique du Keller Funnel limite le traumatisme des tissus axillaires environnants.

Avantages et risques de l’augmentation mammaire par l’aisselle

Toute intervention suppose de peser avantages et inconvénients, et la voie transaxillaire n’y échappe pas. Elle dissimule parfaitement la cicatrice, mais mieux vaut en connaître la sécurité et les risques avant de se décider.

Les avantages de la voie axillaire

La voie axillaire présente de vrais bénéfices pour l’image de soi comme pour la santé à long terme :

  • Préservation totale de la glande mammaire
  • Cicatrice invisible
  • Sensibilité du mamelon conservée
  • Risque réduit de contamination bactérienne

Risques et complications chirurgicales

Entre des mains expertes la sécurité est élevée, mais certains risques appellent une vigilance particulière :

  • Déplacement ou malposition de la prothèse
  • Engourdissement temporaire de l’aisselle
  • Formation d’un hématome ou d’un sérome

Suites opératoires et soins postopératoires

Savoir à quoi s’attendre apaise l’appréhension et favorise une mise en place des prothèses sans complication.

Du jour 1 au jour 7

La première semaine impose repos et respect scrupuleux des consignes médicales :

  • Une tension légère à modérée sur la poitrine et sous les bras est normale. Nos chirurgiens prescrivent antalgiques et décontractants musculaires.
  • Les 7 à 10 premiers jours, évitez de lever les coudes au-dessus de 90 degrés (hauteur des épaules).
  • Un soutien-gorge de contention spécifique se porte en continu pour maintenir le pôle inférieur et limiter l’œdème.

De la semaine 2 à la semaine 6

Pendant la cicatrisation, les prothèses adoptent progressivement leur forme définitive :

Phase de récupération Activités autorisées et soins Restrictions
Semaines 2-3 Marche légère, travail de bureau, mouvements de bras doux au quotidien Conduite (en cas de prise d’antalgiques), port de charges (> 5 kg)
Semaines 4-5 Massages ciblés de la loge (uniquement sur indication du chirurgien) Cardio intense, course à pied, musculation du haut du corps
À partir de la semaine 6 Reprise complète de la salle de sport, de la natation et des soutiens-gorge classiques Aucune ; toutes les activités physiques redeviennent possibles

Soins de la cicatrice et résultat définitif

Le résultat définitif se dessine sur 3 à 6 mois :

  • Les prothèses rétromusculaires se placent d’abord haut sur le thorax. Au fil des semaines, les fibres pectorales inférieures se détendent : la prothèse « descend » naturellement vers le pôle inférieur et s’assouplit pour prendre une position harmonieuse.
  • Appliqués dès la troisième semaine, les gels de silicone aident la cicatrice à s’assouplir et à se fondre dans la couleur de la peau.

Quel est le prix d’une augmentation mammaire transaxillaire ?

À l’échelle internationale, le coût total se situe entre 3 500 € et plus de 13 000 €. Les honoraires de base sont donc supérieurs de 10 à 20 % à ceux d’une intervention par le sillon sous-mammaire. Souvent, les devis ne mentionnent que les honoraires du chirurgien : bloc opératoire, hospitalisation et anesthésie ajoutés, le reste à charge grimpe à 8 500-13 000 € et au-delà.

Les centres internationaux accrédités (comme la Doku Clinic d’Istanbul, certifiée JCI) proposent la même technique endoscopique et des prothèses cohésives haut de gamme en formule tout compris, de 3 500 à 5 700 €.

Comparatif international des prix

Pays Fourchette de prix totale Structure du devis et prestations incluses
France 6 000 € – 9 000 € Facturation détaillée (chirurgien, bloc, anesthésiste et prothèses facturés séparément) ; l’esthétique pure n’est pas remboursée par l’Assurance maladie
Belgique 5 500 € – 8 500 € Forfait clinique habituel (consultations, chirurgien, séjour ; suivi souvent à part), TVA de 21 % sur les actes esthétiques
Suisse romande 15 000 € – 21 500 € (environ 14 000-20 000 CHF) Forfait hospitalier standard (hors vêtement de contention obligatoire et médicaments)
Turquie 3 500 € – 5 700 € Forfait tout compris : chirurgie endoscopique, prothèses premium, hôpital JCI, séjour en hôtel 5 étoiles, transferts VIP et assurance complications

Comment bien choisir son chirurgien

Ne réservez jamais cette intervention sans avoir vérifié que votre chirurgien est inscrit auprès des instances reconnues :

  • ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery) : garantit des standards éthiques internationaux et une expertise esthétique pointue.
  • EBOPRAS (European Board of Plastic Reconstructive and Aesthetic Surgery) : atteste d’examens européens exigeants et d’une formation médicale continue.
  • Ordres et sociétés savantes nationales : l’inscription au tableau de l’Ordre des médecins avec la qualification « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique », et l’appartenance à la SOFCPRE ou la SOFCEP en France, à la RBSPS en Belgique ou à la FMH en Suisse, confirme la spécialisation réelle. Attention : le terme « chirurgien esthétique » n’est pas protégé, contrairement au titre de spécialiste.

Sécurité de l’établissement, stérilisation et anesthésie

  • Accréditation JCI (Joint Commission International) : garantit que les blocs opératoires répondent à des exigences strictes de stérilisation, de ventilation et de gestion des urgences.
  • Structure d’hospitalisation complète : accès à une unité de soins intensifs entièrement équipée et à des équipes soignantes présentes 24 h/24.

Comment repérer les cliniques et praticiens douteux

Pour votre santé et pour le meilleur résultat, restez attentive à ces signaux d’alerte :

  • Dissection « à l’aveugle » : n’acceptez jamais l’intervention si la clinique ne mentionne pas explicitement l’usage d’un équipement vidéo endoscopique haute définition.
  • Absence de qualification certifiée : assurez-vous que votre chirurgien détient des titres délivrés par des organismes reconnus comme l’ISAPS (International Society of Aesthetic Plastic Surgery) ou l’EBOPRAS (European Board of Plastic Reconstructive and Aesthetic Surgery).
  • Devis anormalement bas : les forfaits chirurgicaux bradés font presque toujours l’impasse sur l’accréditation du bloc, la présence d’un anesthésiste ou la qualité des prothèses. En France, un devis détaillé et un délai de réflexion de 15 jours sont d’ailleurs obligatoires.
  • Aucune couverture postopératoire : les établissements sérieux incluent systématiquement une assurance complications.

L’excellence vous attend à la Doku Clinic

À la Doku Clinic d’Istanbul, les interventions de haute précision comme l’augmentation mammaire transaxillaire suivent des protocoles cliniques stricts, sous la direction de notre chirurgien plasticien de renom, le Dr Engin Öcal. Elle offre à ses patientes internationales une sécurité de premier plan, une esthétique naturelle et une prise en charge transparente. Contactez-nous sans engagement : la consultation en ligne est gratuite !

FAQ

La technique transaxillaire fonctionne-t-elle avec le silicone comme avec le sérum physiologique ?
Oui. Les prothèses au sérum physiologique comme les modernes prothèses en gel de silicone hautement cohésif (« gummy bear ») se posent couramment par l’aisselle. Les chirurgiens recourent souvent au Keller Funnel® pour les faire passer par des incisions minimes, sans abîmer l’enveloppe ni traumatiser la peau.

Puis-je associer un lifting des seins (mastopexie) à une augmentation par l’aisselle ?
Non. La mastopexie impose de retirer l’excédent de peau distendue directement sur le sein pour repositionner la plaque aréolo-mamelonnaire. En cas de ptôse de grade II ou III, l’intervention combinée nécessite donc des incisions sur le sein.

Les prothèses posées par l’aisselle font-elles moins naturel ?
Pas du tout. Le rendu naturel dépend de la dissection de la loge et du positionnement de la prothèse, non du point d’incision. Guidé par une caméra endoscopique HD, le chirurgien atteint la même précision qu’avec les abords classiques à ciel ouvert.

Les prothèses transaxillaires compromettent-elles l’allaitement ?
Non. Le tunnel chirurgical part de l’aisselle et chemine derrière le pectoral : le bistouri ne touche jamais la glande ni les canaux galactophores. Votre capacité anatomique à produire et à donner le lait reste préservée à 100 %.

Le risque de perte de sensibilité du mamelon est-il plus élevé ?
Au contraire : il est plus faible qu’avec une incision péri-aréolaire. Les nerfs sensitifs de la plaque aréolo-mamelonnaire (branches du quatrième nerf intercostal) abordent le sein par le côté. En travaillant sous le grand pectoral, le chirurgien contourne ces trajets nerveux fragiles et protège la sensibilité tactile.

Les prothèses posées par l’aisselle augmentent-elles le risque de coque ?
Les données actuelles suggèrent plutôt un risque moindre. La coque est souvent déclenchée par les bactéries de la flore cutanée ou des canaux du mamelon lors de la pose. Éviter la glande et adopter l’introduction « no touch » avec le Keller Funnel® réduit nettement le contact bactérien et le durcissement du tissu cicatriciel.

Les prothèses posées par l’aisselle gênent-elles la mammographie ?
Non, à condition d’informer le manipulateur en radiologie. Avec des prothèses en position dual plane ou rétromusculaire (le standard ici), les radiologues réalisent les incidences d’Eklund : la prothèse est repoussée vers la paroi thoracique et le tissu mammaire reste parfaitement lisible.

La récupération après une augmentation mammaire transaxillaire est-elle plus douloureuse ?
La gêne initiale se traduit surtout par une tension caractéristique en haut du thorax et sous les bras, plutôt que par une douleur localisée sur le sein. Le chirurgien travaillant sous le muscle pectoral, une légère raideur lors des mouvements de bras est normale les quatre premiers jours. La douleur se contrôle aisément avec les antalgiques et décontractants prescrits.

Pourquoi mes prothèses paraissent-elles hautes et fermes juste après l’opération ?
C’est parfaitement normal : on parle de phase de stabilisation. La tension du pectoral maintient d’abord les prothèses rétromusculaires haut sur le thorax. En 6 à 12 semaines, les fibres se relâchent, l’œdème se résorbe, et les prothèses descendent et s’assouplissent pour adopter un galbe naturel en goutte d’eau (« drop and fluff »).

Que se passe-t-il si une reprise ou un changement de prothèse s’impose plus tard ?
Les ajustements mineurs et changements de routine se font souvent par la cicatrice axillaire initiale. En revanche, en cas de coque sévère ou de remodelage tissulaire important des années plus tard, votre chirurgien pourra conseiller un second abord par le sillon sous-mammaire, pour une vision directe.

Faut-il changer les prothèses transaxillaires tous les 10 ans ?
Pas automatiquement. Sauf rupture, envie de changer de volume ou complication, les prothèses modernes en silicone cohésif n’ont pas de date de péremption. Un suivi régulier et des contrôles par échographie ou IRM vérifient qu’elles restent intactes.